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Professeur Michel AVEROUS

Chef du service d'urologie pédiatrique
au CHU de Montpellier.

Les problèmes de santé des élèves liés à l'état des sanitaires dans les écoles élémentaires.


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Il s'agit bien d'un problème de santé important à ne pas négliger car il est source de mal être de l'enfant et parfois d'échec scolaire. Une prise de conscience du milieu éducatif est absolument nécessaire pour une prévention efficace. En effet, le nombre de consultations ne fait qu'augmenter d'année en année : 500 en 2004, plus de 700 aujourd'hui. Le suivi médical, les examens et analyses sont de plus une charge économique extrêmement lourde pour la société.

Les types de troubles concernent autant les filles que les garçons même si les conséquences sont moins importantes pour ces derniers du fait de leur physiologie (urètre plus long).

Il s'agit :

- de fuites d'urine pendant la journée qui peuvent être associées à une énurésie nocturne : si l’enfant se retient facilement pendant la journée voire toute la journée, la nuit, il n’est pas réveillé par sa vessie et c’est l’ac- cident;

- des infections urinaires : les petites filles sont plus vulnérables car les germes remontent plus facilement.

Un enfant qui a oublié par manque d'envie d'aller faire pipi à la récréation et qui se voit refuser de se rendre aux toilettes pendant la classe va progressivement apprendre à se retenir. Une vessie qui ne se vide pas assez souvent (5 à 6 fois par jour) peut être à l'origine de fuites par regorgement et d'infections urinaires. La dysfonction mic- tionnelle qui affecte les enfants va dilater leur vessie. La synergie entre les sphincters urinaire et anal entraîne une rétention colique à l'origine de bien des maux de ventre exprimés par les enfants.

Ces troubles commencent essentiellement à l'école élémentaire compte tenu du fait qu'à l'école maternelle les enfants bénéficient d'un accompagnement particulier. Ils peuvent perdurer et s'aggraver au collège et au lycée et entraîner de graves séquelles chez l’adulte. En effet, à partir du CP le passage systématique aux toilettes n'est plus obligatoire à la récréation et certains enseignants ne permettent pas aux enfants de quitter la classe pendant les cours. A l'école élémentaire, les enseignants doivent veiller et recommander à leurs élèves d'aller aux toilettes et de boire à chaque récréation. Leur formation doit leur permettre d’être attentifs à ces obligations. En effet, l’hygiène de vie passe par une évacuation régulière de la vessie, l’idéal étant le matin, à la récréation, à midi et une à deux fois l’après midi sans oublier de boire. Inscrire l’acte mictionnel dans l'emploi du temps de la journée permettrait de responsabiliser les enfants, d'éviter les sorties inopinées pendant les cours et les causes des dysfonctionnements mictionnels qui entraînent l’énurésie chez l’enfant, la persistance du mal être, les infections urinaires chez l’adulte.

La propreté et la surveillance des sanitaires conditionnent le bien être de l'enfant par une utilisation régulière dans de bonnes conditions d'hygiène et d'intimité.

L'éducation des enfants doit se faire bien sûr à la maison mais aussi à l'école. La plupart des parents aujourd'hui n'ont pas ces notions d'apprentissage :

- faire systématiquement pipi aux principaux moments de la journée pour éviter d'attendre le dernier moment (lever, coucher, repas, récréations, retour à la maison)

- boire régulièrement avant 18 h

- apprendre à bien uriner :

Si je suis une fille : Je m’installe confortablement, les pieds à plat - Je baisse mes vêtements et ma culotte jusqu’aux chevilles - J’écarte bien les genoux - Je me détends, je ne pousse pas et je fais jusqu’à la dernière goutte - Je m’essuie dans le bon sens de l’avant vers l’arrière - Je me lave les mains.
Si je suis un garçon : Assis, je m’installe confortablement les pieds à plat - Debout, j’ouvre bien mon panta- lon pour être à l’aise - Je me détends - Je me décalotte bien, je ne pousse pas, je fais jusqu’à la dernière goutte, je m’essuie et je recalotte - Je me lave les mains.

L’information des parents et des éducateurs sur ces bonnes pratiques et sur les conséquences d’une mauvaise hygiène est absolument nécessaire pour la santé de l’enfant.” 

Professeur Michel AVEROUS
Chef du service d'urologie pédiatrique au CHU de Montpellier.

http://ons.education.gouv.fr


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